Amoureux peinés

Publié le par Catherine Picque

Comme les Amoureux de Peynet

désincarnés, on nous connaît.

Pour se peiner, on s'y connaît.

 

Badiner lors d'un dîner

Ripoliner le passé

Égrainer les années jeûnées

 

Rembobiner pour se dédouaner

d'avoir décroché son combiné

On aurait dû s'épargner

ce transit japonais et sa curiosité

 

On se connaît, pourquoi le nier ? 

Faudrait-il s'acharner à s'ignorer

si on se croisait ?

 

In fine, notre destinée

de damnés est de se trépaner.

S'aliéner, ruminer, 

sans se pardonner, tout parcheminés.

 

Publié dans Ostracisme

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